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Actualité
01 . 03 . 19

i-SEP  innove dans l’autotransfusion

Article paru dans DM Mag

La medtech nantaise vient d’obtenir plus de 3 millions d’euros d’aide institutionnelle pour développer sa technologie.

La technologie d’autotransfusion d’i-SEP permet de récupérer du sang en phase périopératoire.

Lauréate du programme Investissements d’avenir, i-SEP va pouvoir mobiliser 3,5 millions en aide et avance remboursable provenant de ce programme et du Fonds européen de développement régional (Feder).

« Nous allons pouvoir finaliser le développement de notre technologie d’autotransfusion innovante et franchir les barrières cliniques nécessaires à la commercialisation », explique Sylvain Picot, président d’i-SEP.

Chaque année en France, 300 000 interventions chirurgicales font l’objet d’une autotransfusion. Mais la technique de lavage de sang par centrifugation « comporte l’inconvénient majeur d’exclure les plaquettes nécessaires à la coagulation », observe Sylvain Picot. Sa start-up développe un procédé de filtration permettant de récupérer du sang en phase périopératoire. La nouvelle technologie d’i-SEP, brevetée dans treize pays, est le fruit de huit années de recherche du Dr Francis Gadrat, anesthésiste-réanimateur au CHU de Bordeaux, sur la filtration tangentielle. Cette méthode de séparation membranaire constitue une alternative à la centrifugation.

Un marché de 300 millions d’euros.

Les douze ingénieurs, biologistes et biochimistes ont collaboré avec les services d’anesthésie-réanimation des CHU de Nantes, Bordeaux et Rennes, ainsi qu’avec l’Etablissement français du sang (EFS). La start-up nantaise a d’abord validé la preuve de concept en 2016, puis procédé aux essais techniques sur banc expérimental en laboratoire, et conduit des essais sur des animaux il y a deux ans.

« Ces 3,5 millions d’euros nous permettent de franchir une étape supplémentaire », observe Sylvain Picot.

En effet, i-SEP va pouvoir entamer des essais cliniques durant le deuxième semestre 2019 avec, en ligne de mire, un marquage CE à l’horizon 2020-2021. Le marché de l’autotransfusion visé représente 300 millions d’euros.

Thomas Petit-Bourg 

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